Quelques échos d'opinion personnelle, puisque je ne sais pas faire comme vous toutes ces interventions moi-même.
D'abord, le dernier mel de Jean-Michel, c'était pour m'écrire "c'est quoa ça?", en réponse à la transmission que je lui avais faite d'une annonce du bon coin transmise par un copain de PVQçR pour deux vieilles deuches, une à restaurer et l'autre pour pièces, pour ...50000€ !
On n'a jamais su si c'était une erreur d'un zéro, puisque juste après on a eu d'autres choses à vivre et sans communiquer avec lui dans l'immédiat, mais les Méhari restaurées qui nous arrivent de Cassis coûtent ici leurs 10000€ et plus pour un châssis en tubes creux épais comme de la crêpe dentelle, la caisse en plastique et le moteur de Dyane, pour la joie des bobos qui s'y promènent ( et pour un Mini Moke, je ne vous dis pas la grosse claque ! ).
La 2 CV, c'était parce que son grand désir, c'était alors de retaper celle de notre grand-père.
Sinon, quand il a proposé mon 750 sport à bretelles de 90 avec un moteur millésimé 2000 à Gégé, le fait est que j'en voulais moi-même un peu cher, après tout le fric que j'ai mis dedans ( une première révision totale puis le changement du moteur avec l'adaptation d'un moteur d'usine de 2000 acheté neuf, changement du bras et du compte-tours etc ).
L'Alazzura revendue à un copain d'ici qui en a fait une réplique de TT1 était un peu chère aussi, mais parce que Scarabée l'avait complètement révisée avec une grosse facture à la clef également, mais voilà, le temps passé et le prix de la main d'œuvre d'un petit mécanicien méticuleux, je considère que ça ne se marchande pas, alors ça représente un coût qu'on ne peut pas nécessairement imputer en valeur de revente, mais qu'on a supporté quand on n'est pas soi-même mécano.
C'est ce qui doit faire monter les prix quand les gens qui ont fait faire le travail croient pouvoir revendre en rentrant dans leurs frais, sans comprendre que pour un mécanicien amateur qui a passé des dizaines ou des centaines d'heure sur un projet, il n'a pas de prix, parce que ça ne serait jamais conforme à la réalité du temps passé.
Quand j'ai acheté le LE de Sergio, c'était pour bien moins que ce que ça lui avait coûté, et quand je l'ai revendu à Seb pour le même prix, avec tout l'équipement et les pièces qu'il m'avait donnés avec, bien entendu, c'était encore pas cher pour ce que c'était, en particulier la moto.
Quand on voit le prix d'une moto neuve, et quand on voit le prix d'une moto neuve avec ses diversités d'un côté ou de l'autre de la planète, du nord au sud, on se pose d'autres questions, mais on se dit qu'on est plus heureux de rouler avec une ancienne, de toute façon...
S'il y en a qui pensent qu'on spécule à la revente c'est peut-être en oubliant que ça coûte aussi de les garder en état de fonctionner comme des neuves, et qu'on ne rentre pas dans ses frais.
Après, s'il y a des gens pour acheter une fortune des motos anciennes qui deviennent des objets de collection, c'est une autre question, qui me dépasse volontiers!
Je comprends très bien la réflexion de To@ne sur le prix de l'immobilier : on n'est pas encore guéri du délire qui a conduit à une crise il y a un peu plus de 5 ans, et les financiers qui donnent le ton en prétendant faire des culbutes sur la valeur des biens sont autant odieux que des marchands d'armes.
Mais ça ne sert à rien de hurler au loup : il existe une économie équitable, solidaire, sociale, c'est près de 20% du PIB chez nous, ça ennuie les concurrents du capital qui voudraient la grignoter comme autant de parts de marché à conquérir, mais elle a plus d'avenir, parce que le capitalisme ne fonctionne qu'en s'autorisant des crises par soubresauts, quand il ponctionne des prises de bénéfices, alors que l'économie sociale a pour principe de ne pas générer de profits mais de rester solidaire.
On verra bien lequel de ces systèmes pourra continuer de fonctionner dans le futur.
En étant de notre côté résistants à la loi du pognon et du profit, on s'entraîne à rester solidaires de façon viable et durable, là où les banquiers ont cru réaliste de faire voter la responsabilité des nations obligées de rembourser leur dette, ce qui est une gageure : historiquement, les états ont toujours été en situation de faillite quand ils s'endettent.
Le pays dont les banques prétendent faire la loi sur les marchés et imposer aux états des règles économiques a lui-même une dette pharaonique hors de toute comparaison avec celles des autres états.
Avec nos motos anciennes qu'on se rachète entre nous d'occasion, et sans plus-value, on n'intéresse pas les marchands de motos, là où le commerce de l'occasion explose entre les particuliers, ainsi que la copropriété, le prêt ou la location-partage, pour lesquels on peut avoir des réserves, mais qui fonctionne très bien entre proches solidaires et autres adeptes des échanges équitables.
Ça me rappelle une histoire assez marrante, d'un jeune de chez nous qui avait eu l'idée de vendre des T-shirts l'été avec le nom du village local très apprécié des bobos, happy-fious et autres amateurs de petits mouchoirs, dirons-nous, qui suivait le I et le cœur, genre "I love" : il avait vu arriver un avocat qui lui avait expliqué qu'il représentait une grosse pointure du commerce aux touristes, qui avait déposé des droits sur l'appellation "I love", "I cœur" etc suivie d'un nom de ville ou de commune, et qu'il devait cesser de vendre sa petite production ou bien se résigner à verser un pourcentage.
Le jeune, pas si déprimé, s'est aperçu que le nom du village n'était pas un nom de ville ou de commune, et il a envoyé sa réponse, en ayant au préalable déposé des droits sur l'appellation"i love", "I cœur" suivie du nom du village, pour indiquer qu'à leur tour, les gros marchands allaient devoir lui reverser de la galette s'ils utilisaient cette appellation.
Tout ça, c'est un peu ce qui s'est passé aussi avec l'utilisation d'un certain nom de marque de moto que les propriétaires de la dite marque prétendaient interdire aux membres d'un club d'utiliser sur leurs t-shirts et autres produits siglés (marque) club de France, en n'ayant pas pris soin de vérifier leurs dires : l'appellation ( marque ) club de France ayant été déposée, la marque est retournée dans ses 22...
Avec délicatesse, dans ce monde de brutes, le club n'avait pas déposé de droits sur le nom de la marque, mais seulement sur le sien, mais chut, ceci est une autre histoire...
